
29 juin 2007. Après plusieurs semaines d’investigations, les agents de la Direction des opérations douanières de Bordeaux viennent de procéder au démantèlement d’une filière familiale de revente sur Internet de vêtements de contrefaçon, implantée dans le Sud-ouest de la France. 955 articles ont pu être saisis, d’une valeur estimée à 95.500 euros.
Les agents des douanes se sont intéressés aux agissements d’un jeune homme de nationalité française âgé de 25 ans, qui procédait à des importations, par fret express, de chemises et polos de marque en provenance d’Inde et des Etats-Unis. Ces articles, qui étaient en fait des contrefaçons, étaient revendus comme authentiques, sur des sites Internet d’enchères privées.
Au cours de l’intervention, les agents des douanes ont pu procéder à la saisie des 955 articles et recueillir des éléments de preuve concernant 2.008 autres vêtements, qui avaient déjà été écoulés. La fraude porte au total sur 3.755 articles d’une valeur estimée à 375.000 euros. Des ordinateurs et de la documentation ont également été saisis pour les suites de l’enquête.
Achetés environ 10 euros, les articles étaient revendus entre 30 et 35 euros pièce. Afin d’éviter d’être repéré, tant par les services de l’Etat que par les propriétaires des sites, l’intéressé utilisait des faux patronymes, dont il changeait régulièrement. Toujours pour éviter son identification, il ne fréquentait quasiment jamais le même bureau de poste pour l’affranchissement et l’expédition des colis, qui était également réalisée sous de faux noms d’expéditeur.
A la tête d’une « petite entreprise familiale », l’infracteur utilisait les services d’un employé non déclaré pour la gestion des stocks de contrefaçon, ainsi que pour la préparation et l’expédition des colis. Il semblerait qu’il ait aussi bénéficié de la complicité de sa mère, commerçante, dont il utilisait les références sécurisées, pour recevoir le paiement de ses clients.
Bien qu’aucune plainte n’ait été enregistrée à ce jour, on estime entre 2.000 et 3.000, le nombre d’acheteurs qui ont pu être lésés.
Les intéressés ont été placés en retenue puis laissés libres à l’issue de la procédure douanière. Une enquête judiciaire a été confiée au Service national de douane judiciaire.